Et à septembre 2019, sur Européens Dmitri Pavlenko, place à l'édito-écho.
Bonjour, Agnès Verde et Molinié.
Bonjour Dmitri, bonjour à tous.
Agnès, la partie recette du budget a été adoptée hier à l'Assemblée nationale.
Adopter, si on peut dire, parce que c'était au 49-3.
Et oui, le moins qu'on puisse dire, c'est que le suspense a duré jusqu'à la dernière minute.
On ne savait pas qu'elle était le texte présenté avec quelle mesure,
en termes de transparence démocratique, on a vu mieux.
Mais bon, on commence à y voir un peu plus clair pour tenir son objectif de 5% de déficit maximum pour cette année.
Le gouvernement a clairement actionné un levier en priorité évidemment celui des impôts.
Et sur les 13 milliards de mesures nouvelles en impôts qu'on arrive à identifier,
une dizaine seront payées par les entreprises presque 80%, c'est énorme.
Et l'engagement du gouvernement à ne pas augmenter les impôts sur les ménages n'est pas respecté
puisque l'ACG sur les revenus du capital, dont, par exemple, les plans départs retraites,
augmente pour 1,5 milliards d'euros pour cette année.
Ah oui, c'est important, il n'y a pas que l'impôt sur le revenu.
Des fois, les politiques ont tendance à réguler la fiscalité à l'impôt sur le revenu.
Du côté, des dépenses maintenant, qu'est-ce qui se passe ça ?
Eh bien, en milliards, les dépenses elles augmentent quand même de 37 milliards d'euros par rapport à 2025.
Ah oui, c'est quand même pas mal, on passe de 1697 milliards de dépenses en 2025 à 1734 milliards en 2016.
Alors sur les budgets initials, on arrivait à trouver une quinzaine de milliards d'économies.
Là, on peine à en trouver quatre milliards.
Et franchement, on n'est pas du tout sûr qu'elles seront mieux ces économies car ce sont notamment des baisse de dépenses
et collectivités locales sur lesquelles le gouvernement, clairement, il n'a pas la main.
Donc, on se retrouvera sûrement fin de 1926 avec un niveau d'économie proche de 0 et bien en fait, comment 2025 ?
En réalité, on le sait, Agnès, c'est un que toute la négociation qui était menée par le PS face au gouvernement,
elle a consisté à supprimer les baisse de dépenses et aggraver les impôts.
Eh bien, c'est exactement ça.
La bonne idée en dont on avait parlé du gel en milliards de la dépense à fameuse année blanche,
c'est ça sauté en vol, la non censure du PS, elle nous coûte très très cher.
Une dizaine de milliards en dépense supplémentaire.
Donc, à dieu les économies pour 2016, on continue d'ailleurs à faire l'inverse de ce qu'il faut faire.
On dépense plus, on taxe plus.
Après, on dit ça ne marche pas.
Il y a trop d'impôts, il y a trop de dépenses.
Les entreprises font faillite, le revenu net après un pot des Français est trop faible.
Mais l'année d'après, qu'est-ce qu'on fait ?
Et bien, on recommence toujours la même histoire.
Résultat, Dimitri, qu'est-ce qu'on a ?
Une dette qui va pointer à 1108 % de la richesse nationale cette année.
Quand le rabol des marchés obligataires qui sont nos prêteurs, ça signent.
C'est une grande question.