Il y a des bandes originales qui accompagnent un film
et puis il y a celles qui le propulsent.
Trainspotting, 1996, Dan Boyle.
Un film cru, un film électrique,
sur une bande de jeunes écossés à gros à l'éroïn.
Mais une bande originale chiée l'injecte autre chose,
de l'adrédaline pure.
Dès la première scène, sa parents sprint dans les rues des Dan Boyle
et qui surgit, Iggy Pop, The Swirl Life.
Un morceau qui, à l'époque, avait déjà presque 20 ans
et qui retrouve là une seconde jeunesse
en épousant la course du héros, Renton.
Les battements collopavés, la musique devient le poud du film,
impossible désormais d'entendre cette chanson
sans voir ses silhouettes courrières pour échapper à la vie
ou pour tenter la rattraper.
Et puis il y a ce moment devenue culte.
La scène de la pire toilette des cosses,
c'est glauque, c'est transcendé néanmoins par Brian Nénault.
Avec son deep blue day, la musique plane, elle est douce,
elle est presque céleste pendant que l'image plonge
donc dans les toilettes, comme le héros,
se contraste, c'est toute la force de cette bande originale.
Elle ne souligne pas le malaise, elle l'enmène ailleurs,
elle crée une échapper.
Le génie derrière cette sélection pointue mais populaire,
c'est Tristam Pena, le supervisor musical.
Il mélange la musique rock indépendante et la culture club,
l'égitaire et les bits électroniques,
un cocktail qui, à l'époque, capture l'esprit des années 90,
britannique, euphorie, nuit sans fin,
et le revers brutal au petit matin,
cette euphorie atteint son sommet dans les scènes de club
quand la musique devient presque physique.
Underworld, avec son born CP, accompagne cette sensation
de liberté totale de nuit sans limite,
une montée vertigineuse qui donne l'impression que tout est possible.
La musique de Pena, une montée vertigineuse qui donne l'impression que tout est possible.
Alors petit fait amusant David Bowie à refuser
de prêter sa musique à d'ali-boil.
Oasis, aussi, persuadé que le film parlait de pas se donner de train,
tant mieux, parce que ces refus ont obligé la bande originale
à aller chercher, ailleurs, à creuser hors des têtes d'affiches résultats.
Une bande sonne qui ne sent pas la stratégie marketing,
mais l'énergie brut d'une époque,
avec des chansons de bleures, de peuples,
plastica, primal-screme, Goldie New Order, bref,
ce que la musique, indépendante d'Angleterre,
faisait de mieux à l'époque.
Contrairement à beaucoup de bande originale des années 90 marqués
par Laméland Collie Grunge,
Trainspotting, elle, est euphorique, presque joyeuse,
comme un dernier éclat d'optimisme aveugle,
avant la chute et elle reflète parfaitement le film,
une montée fulgurante et les conséquences derrière.
Mais au milieu de cette espérale, il y a une rencontre.
Celle de Renton, le héros, donc, avec Diana.
C'est là qu'un tarvien, sleeper, atomique,
reprise lumineuse, YouTube de Blondie.
Cette chanson d'accompagne pas une fuite,
une montée artificielle,
elle accompagne la possibilité d'un autre futur.
Peut-être ce qui s'ouvra Renton
ou du moins ce qu'il lui fait comprendre qu'une autre vie existe,
que le champ des possibles est à s'apporter.
On se quitte avec cet éclairci, sleeper atomique.
Oh, I'll make me sleep tonight.
Oh, I'll make me ready to sleep.
I'll make me ready to sleep.
Tonight, oh, I'll make me ready to sleep.
Oh, I'll make me ready to sleep.
Oh, I'll make me ready to sleep.
Tonight, make me ready to sleep.
Tonight, make me ready to sleep.