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Ce rapport explore l’histoire complexe de Kamagasaki, un quartier marginalisé d'Osaka souvent effacé des récits officiels du Japon moderne. Les sources détaillent comment cet espace est passé d'un centre de main-d'œuvre journalière essentiel à l'industrialisation à une zone de ségrégation sociale et de contrôle policier. À travers l'analyse des révoltes urbaines de 1961 et des sacrifices humains invisibles lors de l'Exposition universelle de 1970, le texte expose la tension entre le progrès national et l'exclusion des plus précaires. Il met également en lumière des figures de résistance, telles que le prêtre Tetsuro Honda, qui a transformé la mission religieuse en un soutien solidaire aux démunis. L'étude examine enfin l'interaction entre l'urbanisme, l'industrie du sexe et les systèmes de surveillance, révélant comment l'identité du quartier est perpétuellement redéfinie entre répression et lutte pour la dignité.
Bienvenue dans cette nouvelle exploration à profondie.
Aujourd'hui, on plonge vraiment au cœur d'un espace urbain à ces fous.
Oui, carrément fascinant.
L'objectif de notre analyse d'aujourd'hui,
c'est de décoder l'histoire d'une zone minuscule.
En fait, elle fait à peine 0,62 km².
C'est rien du tout à l'échelle d'une ville.
Bah oui, c'est tout petit.
Et c'est situé en plein milieu des gratte-ciel et des néons dos-acats,
au Japon.
Sur les cartes officielles du gouvernement, on appelle ça Erin Chikou,
ce qui se traduit un peu prépare le quartier de l'amour du prochain.
C'est poétique, très appaisant, comme non.
C'est ça, ça se ne vient.
Mais dans l'ombre, surtout pour ceux qui vivent,
qui ont travaillé et lutté,
ce quartier porte un tout autre nom,
un nom qui est vraiment chargé d'histoire.
Camagasaki.
Exactement.
Camagasaki.
C'est une dualité qui est saisissante dès le départ, en fait.
Et pour bien comprendre ce décalage,
nos sources pour cette plongée s'appuient principalement
sur un rapport de recherche historique.
Un rapport très dense d'ailleurs.
Ah oui, extrêmement dense.
Il s'entitut l'en japonais Osaka,
Camagasaki, Rekishi Kinkyo, Hoko Koko,
et s'écroisaient avec des archives policières d'époque
et aussi des témoignages directs de résidents.
Et ce qui est intéressant, c'est que ça offre une vue de l'intérieur.
Totalement.
Ce que cet ensemble documentaire nous offre,
c'est pas seulement la chronique d'un quartier marginalisé.
Les historiens qui ont rédigé ces textes,
décrivent ça comme une véritable autopsie de la modernité japonaise.
Mais vu depuis ces fondations les plus enfouies.
C'est ça.
La mission de notre plongée dans ces sources,
c'est de décortiquer cinq histoires historiques méconnues de ce quartier.
Cinq histoires qui sont d'ailleurs assez incroyables.
Ouais, on va essayer de comprendre comment cette petite zone,
qui était autrefois le plus grand marché de travailleurs journaliers du Japon ?
Ce qu'on appelle un Yossiba.
Voilà, un Yossiba.
Donc comment elle a été façonnée par le pouvoir,
mise à l'écart du reste de la société,
mais aussi comment elle a résisté ?
Et résister de manière spectaculaire, tu vas voir.
Est-ce qu'est super pour ceux qui nous écoutent et qui aiment voyager ?
C'est qu'on va découvrir comment cérés-ci se cache encore aujourd'hui
dans des lieux touristiques improbables ?
C'est une toute autre grille de lecture
pour les curieux de passage à Osaka.
Bon, commençons.
Pour bien saisir la mécanique de ce quartier,
faut remonter un peu le temps, non ?
Ouais, il faut aller à l'époque Medji,
donc à la fin du XIXe siècle.
Le grand bidon ville de Osaka de l'époque s'appelait Nagamachi.
D'accord.
Et avec l'expansion de la ville,
bah les habitants étaient repoussés toujours plus loin vers la banlieue d'alors,
ce qui a formé progressivement ce qui deviendra Kamagasaki.
Un processus de relégation classique en fait.
Complètement.
Et quand on arrive dans les années 1960,
le Japon est en pleine frenzie de croissance économique.
Le fameux miracle économique.
Exactement.
Et Kamagasaki devient, à ce moment-là,
le grand réservoir de main-d'oeuvre du pays.
Le muscle brut.
Ouais, j'ai vu ça dans les documents.
Et c'est un point sur lequel je voudrais qu'on s'arrête.
Les sources parlent de courtiers illégaux, les THC.
Les THC, oui.
Si on devait faire une analogie pour notre public,
c'est un peu comme les applications moderne de la digue économie,
de l'économie à la tâche,
mais dans une version purement physique,
ultra-precaire et totalement dérégulée.
C'est bien ça.
Et une super comparaison.
C'était vraiment un système d'intermédiaire.
Les gaz présentaient super taux le matin dans la rue,
en espérant être choisi pour une journée de chantier.
Et les courtiers se servaient au passage.
Ah, bah, ils prélevaient une marge énorme.
Les travailleurs subissaient une exploitation constante.
Il n'y avait aucune protection sociale,
pas d'assurance chômage.
Et surtout pas de couverture en cas d'accident du travail ?
Rien du tout.
Si ce blessé,
il s'essait tout simplement d'exister pour le système.
Et c'est dans cette poudrière
que survient l'étein-celle du premier route 1961.
Alors c'était un sel.
D'après les rapports, c'est un drame de la route.
Que s'est-il passé exactement ce jour-là ?
Bah, selon les témoignages recueillis sur place à l'époque,
c'est un accident de la route, tout ce qui a de plus banal.
Mais tragique,
une voiture percute en travailleur journalier, âgée.
Hum.
La police est appelée.
Et là, au lieu d'appeler une ambulance en priorité absolue
pour sauver ce monsieur qui est au sol,
les policiers commencent d'abord avec une froideur absolue
à faire des mesures de la route et à prendre des notes.
Attends.
Au lieu de lui porter ce cours,
il sort un maître ruban.
Litteralement.
C'est hallucinant.
J'imagine que pour les centaines de travailleurs autour,
ça a dû être perçu comme une insulte.
Bah ouais, une insulte insoutenable.
Ce mépris apparent pour la vie d'un travailleur
est perçu par la foule,
comme l'expression ultime de l'arrogance institutionnelle.
Et ça explose.
Ça explose complètement.
Des milliers de travailleurs se soulèvent,
il y a des émutes qui durent plusieurs jours
d'une violence inouïe.
Ils ont même brûlé un commissariat, je crois.
On verra au pressif, c'est-à-dire les courtiers,
il est go, la police et les capitalistes.
Alors, là-dessus, il faut bien préciser,
parce que nos sources abortent cet événement sous plusieurs angles.
Et on se doit de rester neutres sur l'interprétation.
Tout à fait.
D'un côté, pour le gouvernement et les forces et de l'ordre,
ces émutes, c'étaient des actes destructeurs.
L'ormision première, c'était logiquement de rétablir
l'ordre public face au chaos.
Ce qui s'entend du point de vue de l'État ?
Bien sûr.
Mais d'un autre côté, pour les sociologues et les historiens,
comme Shuichi Nakamura qui est cité dans le rapport,
bah cette flambée de violence a agit comme un puissant révélateur.
Ouais, pour les chercheurs, ça a mis en lumière
un vie de juridique terrifiant.
Ça a prouvé qu'en plein cœur d'une nation moderne,
il y avait une zone de non droit où le code du travail ne s'appliquait pas.
Et la réaction de l'État face à ce problème d'image est dingue.
Tu penses à la cémantique ?
La fameuse politique du vocabulaire.
Pour effacer cette image de lutte des classes,
le gouvernement décide en 1966 de rebatiser la zone
Erine Shikou.
La mort du prochain.
Voilà.
On efface le mot sulfuru Kamagasaki avec une gomme sur une carte.
C'est magique.
Mais le plus fou, c'est l'impact physique que cet événement a laissé dans la ville.
Pour ceux qui visitent au sac à aujourd'hui les traces sont l'un.
Si on va devant le commissariat de ni-chinarie actuelle,
c'est une forteresse.
C'est pas un petit pause de police accueillant.
On y trouve dimenses, clôtures, entiers, meutes,
des grilles métalliques lourdes.
C'est l'empreinte physique de la méfiance.
Exactement.
Et un autre détail urbain que le rapport pointe,
quand on traverse la grande avenue Sakai Sugi,
les rupères pendiculaires deviennent soudainement très larges.
On dirait un plan en d'amiés très stricte.
On pourrait croire que c'est pour l'esthétique,
pour a herrer l'espace,
mais en fait les archives révèlent que c'est une conception militaire des années 60.
Ah oui, c'est ça.
Et l'argire les rues pour empêcher les barricades.
Empêcher les barricades
et permettre le déploiement rapide des buss de force de l'ordre en cas de soulèvement.
L'urbanisme comme autide contrôle.
Et c'est fou.
Le tracé même d'une rue raconte la répression.
Et ça nous amène naturellement à notre deuxième histoire.
On avance un peu.
On est à l'aube de l'exposition universelle dosaca en 1970.
Expos 70, oui.
Le thème officiel, c'était le progrès et l'harmonie pour l'humanité.
La grande vitrine du Japon technologique.
Mais la documentation montre un envers du décor à ses sombres.
Une vitrine qui nécessité des chantiers titanesques,
les documents utilisent le terme tococogie.
Tococogie.
Ça se traduit par construction d'attaques spéciales
ou même construction camicase.
Les délais étaient fou et où est-ce qu'on trouvait la main d'œuvre prête à accepter ça ?
A Kamagazaki.
Et le coup humain était terrible.
Absolument.
Le rapport site l'activiste Massa-Aruirai,
ses recherches sont glaçantes.
Il a recensé au moins 17 travailleurs de Kamagazaki
mort juste pendant la préparation du terrain de l'expo.
Sans compter les grandes rames, y a eu cette explosion de gaz.
L'explosion de Tène Rokou, le 8 avril 1970.
Une fuite massive sur un chantier du métro lié à l'expo.
Billant.
C'est énorme.
Et le rapport décrit aussi l'accident de la porte d'eau.
On ouvriait journalier, engloutit sous la boue, suite à un effondrement.
Ce passage des archives m'a marqué.
Parce que les engins lourdes ne pouvaient pas passer,
donc ce sont les propres camarades de ces hommes
qui ont dû creuser à main-nu dans la boue pour récupérer les corps.
Ouais, d'autres journalistes.
C'est une image terrible.
Ces hommes, sans papier valide parfois,
étaient exclus des registres triompheurs de l'expo.
Et les chercheurs, les appels, les Itobachira.
Les piliers humains.
C'est une vieille légende où l'on sacrifiait des humains
dans les fondations des peaux.
Là, ces métaphoriques,
ils ont été sacrifiés sous les fondations du Japon moderne.
Et pour ceux qui vont à Osaka aujourd'hui,
y a une sacrédicotomie.
D'un côté, le grand parc de l'expo,
avec la tour du soleil d'Ocamototaro,
majestuse, optimiste.
Mais qu'ils ne mentionnent jamais les bâtisseurs de cet utopi.
Jamais et à l'opposé,
il y a ce joyeux caché, super poignant.
Près de la station de métro Tenjimbashi,
sougi, si soum.
Tène Rokou.
Ouais, tène Rokou.
Il y a un tout petit monument commémoratif.
Près qu'est-ce qu'est passé?
Il rappelle l'explosion de gaz.
C'est vraiment une réflexion puissante
sur la mémoire sélective des grandes nations.
Qu'est-ce qu'on s'élèbre?
Qu'est-ce qu'on oublie?
C'est vraiment ça.
Bon, cette exclusion nous amène
à la troisième plongée historique de notre analyse,
la charité.
Ah, vaste sujet.
Dans les années 70, avec cette pauvraté,
des organisations caritatives vont essayer d'intervenir.
Mais les sources sont claires.
La charité traditionnelle a d'abord fait un flop total.
Un échec cuisant.
Le ton moralisateur condescendant,
venir prêcher la sobriété à des hommes épuisés par le froid,
ça n'avait aucun sens.
Et c'est là qu'intervient une figure fascinante.
Le père Francisquin Tetsuro Honda.
C'est mon passage préféré des archives.
Il l'avoue lui-même.
Il est arrivé avec une attitude d'élite
d'intellectuel qui allait sauver des âmes.
Et il s'est pris une claque monumentale.
Mais vraiment, il croise en sansabri qui ne lui demande rien.
Et s'étend lui dit juste,
mon vieux, désolé, merci.
Juste ça.
C'est tout.
Mon vieux, désolé, merci.
Et ça déclenche chez lui ce que le rapport appelle un séisme théologique.
Bah, il réalise que l'humilité et la dignité
ne sont pas dans les sermons ou les églises dorées,
mais chez ces hommes brisés,
du coup, il prend une décision radicale,
il arrête les bâtés officiels.
Et il va même jusqu'à retradurer la Bible.
C'est un truc de dingue.
Le fameux mot de l'acteau, oui.
Voilà, l'acteau.
La tradition traduza ça par Sharpentier
pour décrire le métier de Jésus,
une image un peu romantique de l'artisan.
Mais Honda découvre quoi ?
En analysant le contexte antique,
il démontre que l'acteau,
c'est plutôt un tailleur de pierre
ou un travailleur journalier précaire.
Comme les gâts de Kamagasaki ?
Exactement.
Il en bourgeoisse pas la traduction.
Jésus devient un proletaire.
Il appelle ça l'évangile des bafons.
Il revoit aussi la notion du bâtème.
Au lieu d'une élévation vers la pureté,
il parle du bâtème comme un plongeon.
Sans foncer dans la boue.
Sans foncer avec ceux qui n'ont rien.
C'est très fort.
Et ça a pris une forme physique
qu'on peut visiter,
le fourrouxatonoïé,
la maison du pays natal,
à Aginotchaya.
On s'attend une église,
mais en fait pas du tout.
Bon, non, c'est un bâtiment de trois étages
un peu fatigué,
pas de croix, pas de clocher,
juste une norelle à l'entrée,
ce petit rideau Japonais traditionnel.
À l'intérieur, c'est juste un salon public.
Voilà, t'as pas de messe obligatoires.
Tu peux juste venir te réchauffer l'hiver, boire un thé,
en offre une présence silencieuse
à des hommes qui, pour l'administration,
ne sont que des statistiques.
On rende à l'adminité.
Bon, et si on continue d'explorer
l'espace de Kamagasaki,
les sources nous emmènent
vers la frontière sud du quartier.
Et la l'histoire est peut-être plus cynique.
Tu parles de Tobi Tachintchi.
Oui, le quartier limite rauf.
Et ça commence après le grand incendie de Nambas, en 1912.
La ville doit relocaliser son grand quartier rouge.
Il choisit ce sano collé à Kamagasaki.
Un endroit qui, historiquement,
était un cimetière et un lui d'exécution.
Une terre souillée.
Oui.
La société, il reléguait tout ce qu'elle voulait cacher.
Et pour bien isoler cette industrie du sexe,
des travailleurs journaliers,
les autorités ont carrément construit un mur en béton.
Le mur des soupires,
le nage et kinocabé.
La symbolique spatiale est vertigineuse.
C'est la séparation des précarités.
D'un côté,
t'as des milliers d'hommes qui vendent leurs forces physiques,
de l'autre à Tobi Tachintchi,
des femmes prisonnières de dette, qui vendent leurs corps.
Deux phases de la même pièce de l'exploitation
juste séparées par du béton.
C'est terrible.
Et pour les voyageurs, aujourd'hui se promener à sano,
c'est une expérience.
On voit encore les vestiges de cette géographie,
des haumures de pierres sombres,
des pentes abruptes.
Et au milieu de tout ça,
il y a ce bâtiment.
Le taiochi ou yakuban.
Construi en 1921,
c'était un ancien bordel d'une extravagance inouï.
Son design imite le sanctuaire de Nikoto Shogu.
C'est ça.
Le but s'était d'offrir une illusion royale,
pendant quelques heures,
à des gens dont le quotidien n'était que misère.
Une illusion totale.
Et l'ironie suprême, soulevée par le rapport,
c'est que ce bâtiment est aujourd'hui classé par l'Etat.
Bien culturel, matériel, enregistré.
On protège l'architecture,
tout en lisant discrètement la Créauté sociale
qui s'est joué là dedans.
C'est le grand paradoxe du patrimoine.
Ce qui nous amène à notre cinquième et dernière histoire,
les racines de tout ce contrôle bien avant les années 60,
à la fin de l'air Medji vers 1911.
À l'époque, Nagamachi, l'anceste de Kamagasaki,
s'est perçu par la police comme un foyer de Cholera,
mais aussi comme un ni d'anarchiste et de socialiste.
La menace ultime pour l'empire.
Et la réponse, c'était la force brute.
Jusqu'à l'arrivée de Mitsunori Nakamura,
le chef de la sécurité de la police d'Ozaka.
Un personnage très complexe.
Il comprend que les descents avec des bâtons
s'assuffit plus.
Faut innover.
En 1912, il crée l'Ozaka Jikyokan,
le hall de l'auto renforcement.
Et sous couvert d'une oeuvre de charité,
il invente ce que les chercheurs appellent
le complexe sécurité bien-être.
De l'aide sociale, géré par le chef de la sécurité.
Ça fonctionnait de manière redoutable.
Tu viens, on te donne une soupe chaude et un lit.
Mais en échange, on prend tes empreintes digitales.
On te fiche.
On archive tes affiliations politiques, tes relations.
La protection sociale devient un outil de surveillance de masse.
La matraque dans une main, la bouillie dans l'autre.
C'est la formule choc du rapport.
On nourrit juste assez pour empêcher la révolution.
Et encore une fois, il y a des traces physiques de nos jours.
A ni Chinari, tu as de grandes structures
des bergements d'urgence, comme le Santo-Kuryo.
Qui sont d'ailleurs toujours gérés
par l'organisation de Nakamura.
C'est incroyable.
Et le détail fou, c'est que toutes ces installations d'aide sociale
sont regroupées pile à côté du grand commissariat de police de ni Chinari.
L'empreinte physique parfaite de cette doctrine centenaire.
Si on prend un peu de recul pour faire la synthèse de ces sincressies,
une structure claire et merge des recherches.
Kamagasaki, Obey a une dialectique d'utilité et d'exclusion.
Ben, un côté, le quartier est indispensable physiquement au pays.
Il fournit le muscle pas cher pour les autoroutes, les expos.
Mais de l'autre, il doit être totalement effacé visuellement
quand le Japon veut projeter une image de modernité propre à l'international.
Mais le rapport insiste sur l'espoir aussi.
Les habitants n'ont pas juste été des victimes.
Ils ont fait preuve d'une résilience dingue.
Ils ont renversé le système.
L'assistance sociale de Nakamura, outil de flicage à la base,
a été réappropriée par le bas par les habitants.
Grâce à des décennies de lutte et de manifestation,
ils en ont fait un droit fondamental, inconditionnel.
A tel point qu'aujourd'hui, Kamagasaki a le taux de protection sociale
le plus élevé du Japon.
C'est plus une hommone, c'est un droit acquis.
Et le quartier change.
La population vieillie, de ville du travail manuel,
les chercheurs disent qu'elles deviennent une ville de l'expression.
Avec des trucs comme l'université des arts de Kamagasaki,
les gens utilisent la peinture, le théâtre,
pour reprendre le contrôle de leur mémoire.
Pour pas que l'Etat ou les promoteurs écrivent leur histoire à leur place.
Ce qui nous amène à une réflexion plus globale pour notre public.
Quand on s'émerveille devant des gratte-ciels sentis en voyage,
faut se demander quels mains invisibles ont coulé ce béton.
Voilà.
Et dans quel quartier relégué, on a caché ces bâtisseurs une fois les travaux finis.
Les vrais monuments d'une ville sont pas toujours en marbre.
Parfois, ces déruts trop larges pour les buces sentiers et meutes
ou des petites pierres tombales ignorées à la sortie d'un métro.
Merci à tous ceux qui nous ont suivi dans cette exploration exigeante.
C'est vraiment lire l'histoire du développement moderne à livre ouverte,
mais depuis ces marges.
Et pour conclure, le rapport dépose une dernière réflexion provocatrice,
un truc qui se joue en ce moment-même.
Ah oui, à par rapport à la nouvelle expo ?
L'exposition universelle d'Ozaka de 2025,
Kamagasaki subit une vague de gentrification foudroillante,
des grands groupes immobiliés implantes des hôtels de luxe,
comme la chaîne au Chino.
En plein sur l'ancienne Nyoseba.
C'est ça.
La question pour l'avenir est vertigineuse.
Est-ce que la flux de touristes internationaux et le capitalisme immobilié
vont finalement réussir à nettoyer la mémoire ouvrière rebele de ce quartier ?
Avec des valises aroulettes et des cafés branchées.
Exactement.
Est-ce qu'ils accompliront pacifiquement ce qu'un siècle de force de l'ordre,
de barbeler et de mûre n'ont jamais réussi à faire ?
La question est posée, l'avenir de ce petit kilomètre carré nous donnera la réponse.
Merci à toi d'avoir partagé tout ça avec nous.
À très vite pour une nouvelle plongée dans nos sources.



