Et à cet ordinateur sur un repinseleur de l'édito-éco, Dimitri Pavelenko.
Bonjour Olivier Babot, bonjour Dimitri, bonjour Anissa, bonjour à tous.
Vous voulez Olivier nous parler ce matin d'un chiffre qui résume à lui seul un certain malhez économique européen ?
Oui Dimitri, c'est un chiffre qui devrait vraiment nous faire réfléchir en 2024.
L'Union européenne a encaissé 3,8 milliards d'euros d'amandes infligés au géant américain de la tech.
Dans le même temps, l'ensemble des entreprises européennes de la tech côté a rapporté 3,2 milliards d'euros d'impôt sur les sociétés.
Je vais t'entendre nous dire que l'Europe gagne plus d'argent en sanctionnant la tech américaine quand taxant la tech européenne.
Exactement, c'est un révélateur, l'Europe ne vit pas de ses champions numériques et le vide la punition de ce des autres.
On pourrait se dire pourtant que ces amandes, ce sont une bonne nouvelle pour les finances publiques, non ?
À court terme, oui, il tourne mieux, mais à long terme, c'est évidemment un aveux d'échecs, une économie saine, tir les recettes de la création de valeur, pas de la répression de la valeur créée par les autres.
Les Etats-Unis financent leur budget avec Apple, Google, Microsoft, l'Europe, elles financent le sien en leur envoyant des factures.
Vous voyez là un problème de modèle économique. Oui, l'Europe a choisi le rôle du régulateur, plutôt que celui d'entrepreneur.
Comme le dit justement, François Borlowe, on était un pays de producteur, d'agricucteur d'ingénieur.
On est devenu un pays d'inspecteur et de contrôleur. L'Europe produit des normes, des procédures, des sanctions, mais très peu de leaders technologiques mondiaux, résultats, pas de profit, peu d'emplacalifiés et donc peu d'impôts.
On rentre à 16h, Jean-Louis Borlowe. Je l'ai dit François, mais on nous dit souvent, Olivier, que c'est vrai qu'on a contesté les consommateurs et la concurrence.
C'est vrai. C'est bien le problème. Pendant des décennies, l'Europe a fait un choix clair, protégé le consommateur avant tout, c'est-à-dire des prêts toujours plus bas aux bénéfices immédiats du pouvoir d'achat.
Mais ce choix a eu un coup, il met stratégique immense en bloquant les concentrations. On a empêché l'émergence de champion européens qui n'a pas d'investir, d'innover, de s'imposer à l'international.
Résultat, le consommateur européen achète moins cher, mais ils sont des produits importés, vendus par des groupes étrangers qui captent la valeur et l'Europe, elles ne récoltenient ni les profits, ni les impôts, seulement les amandes. La protection nous a tué.
C'est donc un paradoxe politique autant qu'économique vous pensez. Oui, c'est une erreur politique qui devient une tragédie économique.
L'Europe dénonce sa dépendance technologique tout en entretenant un système qui la rend structurelle. Elle punit ce qu'il réussit, solide créer les conditions pour réussir elle-même.
La question qu'on doit se poser simple, un préforant nous, être un continent de gendarme ou un continent de producteur, tant que la réponse restera flou, l'Europe continuera à vivre non pas de sa tech, mais des procès qu'elle lui fait.
Signatures, européens, Olivier, Bob, merci beaucoup, Olivier. Il y a bien.