Et à cet ordre, 9 sur un repin jaque serait c'est l'heure de l'édito-écho.
Avec Olivier, bonjour Olivier.
Bonjour Jacques, bonjour Anissa, bonjour à tous.
Olivier, vous nous parlez ce matin de la fameuse taxe Amazon sur les livres.
Selon vous, c'est une mesure désastreuse.
Oui Jacques, c'est un parfait exemple de cette manif française.
Croire qu'on peut protéger une activité en rendant le produit plus cher pour tout le monde.
Officiellement, il ne s'agit pas d'une taxe, mais en réalité, son étune.
Depuis 2023, l'Etat impose un tarif minimum de livres raisons d'environ 3 euros pour les livres vendus en ligne.
Autrement dit, il est interdit de proposer la livraison gratuite,
même lorsque les plateformes sont capables dans l'absorber le coup grâce à leur logistique.
L'objectif était de protéger les librairies indépendantes.
Oui, la tension est l'ouable, mais le mécanisme est profondément paradoxal.
On prétend défend de la lecture en encherissant l'accès aux livres.
Concretement, ce sont les lecteurs qui payent pour un ouvrage à 7 ou 8 euros.
Ces frères représentent parfois près de la moitié du prix total.
C'est une pénalité directe pour les étudiants, les jeunes,
et tous ceux qui habitent loin d'une librairie, notamment dans les zones rurales.
Cette mesure ne pénalise donc pas vraiment à ma zone.
Au contraire, puisqu'il en casse le tarif minimum,
qu'on l'oblige à pratiquer.
Non seulement le géant gagne plus d'argent,
mais aussi il conserve ses avantages structuraux.
Le choix gigantesque, la livraison rapide,
l'abonnement prime, les puissances logistiques et les recommandations algorithmiques.
Trois euros ne changent rien son modèle économique.
En revanche, il change beaucoup du point de vue d'une lecture occasionnelle qui doit payer.
Et les librairies gagnent tellement vraiment.
Pas autant qu'on imagine le vrai concurrent des libraires aujourd'hui.
Ce n'est pas à ma zone, ce sont les écrans,
Netflix, TikTok, les jeux vidéo.
Le combat central n'est plus celui du canal de ventes,
mais celui du temps d'attention.
Or cette mesure ne favorise pas la lecture.
Elle l'arrange simplement plus chère,
sans traiter pour la mécensielle de l'attractivité culturelle.
Vous vous voyez Olivier, à un symbole plus large.
Oui, cette taxe illustre une tendance très française.
On tente de protéger un modèle traditionnel en pénalisant ce qui sont plus efficace.
On préfère freiner l'innovation plutôt que renforcer la compétitivité.
Au final, on fait payer le consommateur,
qui devrait pourtant être le premier bénéficiaire de toutes politiques économiques.
Et à de quoi être en colère,
les chiffres du centre national du livre montrent année après année
un effondrement de la lecture au lieu de tout mettre en oeuvre.
Pour la rendre plus accessible, cette lecture, on finit par en faire ce livre,
un objet de luxe, on marche vraiment sur la tête.
Donc une politique contre-productive.
Exactement, sous couvert de protection culturelle,
on rigide il fait une marché, on affaiblit l'accès au livre,
on se donne l'illusion d'avoir résisté au changement.
C'est ça ou reforme notre másochisme fiscal,
transformé des intentions vertueuses,
en coût bien réels pour la société.
L'édito eco signé Olivier Babos
sur physiques aux João Bic