Et à sept heures dix-neufs sur un repas, Jacques Serré place à l'édito-écho.
Avec Agnès Verdié Moligné, bonjour Agnès.
Bonjour Jacques, bonjour à tous.
Agnès l'a fait maintenant trois années de suite que Bercy se trompe ton ses prévisions de recettes de TVA.
Oui, les erreurs ne sont pas mains, c'est un des écarts, des faveurs, des caisses publiques de 8 milliards en 2023 par rapport aux prévisions de 11 milliards en 2024 et encore de 6 milliards.
En 2025, c'est une moyenne de 8 milliards par an, décart, c'est énorme.
L'inspection générale des finances a été mandatée en fin d'année 2025 pour documenter à la fois la stagnation de ces rentrées et les écarts de prévisions.
Et les constats de l'inspection sont claires, le modèle utilisé pour prévoir nos recettes annuelles de TVA et donc évidemment construire le budget de l'État.
Et bien il est de plus en plus obsolète, il faut dire que Bercy ne l'a pas fait évoluer et que son algorithme et ses données de base ne sont pas accessible aux grands publics, contrairement à ce qui se passe au Royaume-Uni.
Résultat les modélisations et projections de Bercy n'arrivent plus à prendre en compte des secteurs non asugétis à la TVA par exemple.
Et contrairement à ce que l'on voyait dans les années antérieures au COVID, les recettes de la TVA stagnent en post-COVID.
Elle stagne même énormément en 2023, c'était 206 milliards, en 24-207 et en 2025, 208, depuis 2022, la France n'a plus de majorité claire, plus de cap et bien ça a un impact énorme sur la confiance, la consommation des ménages à ralenti au profit de l'épargne.
Et cette baisse de la consommation, elle survire alors même que la part des dépenses contraintes et de progrès avec un poids de plus en plus important du logement.
Et un quart des loyers par exemple est exonéré de TVA, ça aussi ça a un impact et par ailleurs l'investissement privé recule là aussi avec un impact négatif sur les recettes de TVA.
Certains professionnels aignent ce plafonne leurs activités pour ne pas passer les seuils taxables à la TVA.
Et là la TVA est en quelque sorte victime des autres impôts pour les activités commerciales par exemple, lorsque le chiffre d'affaires de l'entreprise est en dessous de 85 000 euros,
l'entreprise n'est pas à sujeter à la TVA. Donc on a de forte présomption pour dire que la TVA est en quelque sorte victime par ricochet des autres impôts taxés et charges.
C'est difficulté en de recettes de l'impôt le plus important pour une recette publique devrait attirer la tension des défenseurs de la fameuse TVA sociale qui voudrait remplacer des charges sociales par des points de TVA.
Et bien il se pourrait que si on mettait en place ce système de TVA sociale en France, on n'est pas du tout les recettes escontées,
huégares à cette stagnation des recettes qui est déjà à l'œuvre.
L'édito Eco signé Agnès Verdié Moligné sur un repentre.