En 1972, sort Superfly, un film black spotation, devenue culte, Superfly raconte l'histoire
d'un dealer, Jungblod Priest, qui rêve de quitter le game après un dernier coup.
Bon, le scénario, soyons honnêtes, tient parfois avec du scotch, des personnages qui
apparaissent, qui disparaissent, des trajectoires isquissés, mais jamais vraiment creusés,
comme si l'histoire avançait plus vite que les hommes qu'elles emportent.
C'est peut-être pour ça que le film, avec le temps, a un peu vieilli, mais la banne originale,
elle, voilà là, elle m'a pas pris une ride.
Au contraire, elle est entrée dans l'histoire.
Curetisme et le fluide, la compose à partir du scénario et des roches, est très vite.
En fait, on va se mettre à faire plus que de commenter simplement le film.
Il va quasiment le corriger, et dans tous les cas, il va l'élever.
Et pour comprendre pourquoi est-ce comment, il suffit de regarder ce que Curtis Mayfield
fait par exemple d'un personnage secondaire.
Quand Fredi petit d'hilleur meurt, percuté par une voiture, l'intrigue continue comme
s'il n'avait jamais existé.
Personne ne le pleure, sauf que Curtis Mayfield lui refuse cet effacement.
Dans Fredi's Dead, il lui offre une dignité que le film ne lui donne pas à coup de
cuivre, tranchant et à l'aide d'un groove implactable.
La chanson devient un récuyème, il chante l'exploitation, la misère, la spirale.
Ce n'est plus infigurant, c'est un symbole du système, derrière le funk un regard social.
C'est toute la tension de cet album, séduisant et moral, glamour et lucide, à travers l'histoire
de Youngblood Priest, ce d'hilleur fatigué, il raconte les relations brisées, les illusions,
la tentation du pouvoir.
En 1972, Curtis Mayfield est lui-même un carrefour.
Il quitte la saoule sophistiquée pour un funk plus ancré, plus charnel et sur Pouchermann
que vous allez écouter, tout est là.
Wawa Sonsuel basse lumineuse et se grove hyper séduisant.
Le dileur devient celui qui comble les vides assez glamour et en même temps profondément tragique.
Je vous lisais au début tout l'album repose sur cette tension, ne pas glorifier sans condamnître vite.
Curtis Mayfield est émoraliste et empathique.
Il connaissait la tentation, il enchante la douceur et la mer-tume résultat, la bande originale
dépassent le film, elle donne de la profondeur à des personnages parfois caricaturaux
et elle transforme un polarur ben en fresque sociale, un disque riche, grave,
sensuel, un classique absolu.
Et on termine avec le morceau qui résume tout, la séduction, la lutte, l'ambition et la chute,
Curtis Mayfield, Superfly, le groove avec conscience.
Le reste est le plus puissant qu'il connaissait, mais le temps est rendu,
et il n'y a pas d'hôpitaux, Superfly.
Il faut qu'il fasse une partie, mais si vous l'avez fait, il n'y a pas d'hôpitaux.
Le soleil, vous l'avez fait, il n'y a pas d'hôpitaux.