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Parfois, c'est le début de journée à 7h19 sur un repin de Dimitri Pavinco, c'est l'heure de l'Édito Eco.
Bonjour Olivier Babo, bonjour Dimitri, bonjour Anissa, bonjour Anissa.
Bonjour Olivier.
Olivier, ce matin, vous avez pour nous un chiffre étonnant entre 25 et 30 millions de Français
dépendraient de l'Etat pour leur revenu.
Oui, Dimitri en France, une bonne partie des gens sont fonctionnaires sans le savoir.
C'est la thèse provocatrice mais solidement étayer du professeur d'université géraume-bareil
dans un article publié dans The Conversation.
Alors, il ne parle pas de statut administratif évidemment, mais de dépendance économique au flux d'argent public.
C'est-à-dire, on ne parle pas seulement des fonctionnaires classiques.
Exactement, si on se limite au fonctionnaire stricto-sinsu, on en compte environ 5,7 millions en France d'agents publics, c'est déjà pas mal.
Mais pareil, propose un autre raisonnement.
Regardez non pas les statues, mais l'origine des revenus.
En additionnant, retraités du public bénéficiaire de prestations sociales, salariés d'entreprises vivants, de commandes publics,
profession subventionnés, secteurs dépendants de crédits d'impôts ou de remboursements de la séquue,
c'est catégorie en additionnant tout ça.
On arrive à 25 à 30 millions de personnes dont les revenus dépendent directement des décisions publics.
C'est considérable, ça veut dire que c'est plus d'un adulte français.
Trinitement, c'est vertigineux.
La frontière traditionnelle entre public et privée, c'est face.
Une entreprise juridiquement privée peut-être économiquement publique,
si ça survie dépend des aides, des checs, des normes, de la commande de l'Etat.
Le privé, ce n'est plus le contrepoie qu'on imagine, mais juste le prolongement du public.
Est-ce que vous avez un exemple ?
En exemple, très concrétien.
La suspension récente de ma prime rénov.
Du jour au lendemain des milliers d'artisans du bâtiment, on veut leur carnet de commande, c'est fondré.
Certains ont vu jusqu'à 50% leur chiffre d'affaires perdus en quelques semaines.
Ce n'est pas un allé à marcher.
C'est tout simplement un choc administratif.
Quand l'Etat tous, une partie de l'économie privée, ça suffit.
C'est le chien dans l'année.
Après tout, l'Etat vient jouer son rôle d'amortisseur.
Quand l'amortisseur devient la structure même du moteur, il y a quand même un problème.
Une économie où la majorité des revenus dépend de transferts publics,
devient extrêmement rigide, peu inovante, très vulnérables aux arbitrages budgétaires.
Ça fausse la concurrence, ça décourage la prise de risque
et transforme les entrepreneurs en gestionnaire de dossiers plutôt qu'en créateur de valeur.
Et sur le plan macroéconomique, sur le plan global de l'école ?
La grande image, on la connaît, les chiffres sont éloquants.
En France, la dépense publique, c'est 50% du PIB.
C'est un record parmi les grands pays développés.
Les prélèvements obligatoires dépensent 45%,
autrement dit, la richesse est massivement produite, redistribué, puinjectée sous le contrôle de l'Etat.
C'est un circuit fermé où la croissance dépend moins de l'activité à le même,
que de la capacité de la volonté de l'Etat, de continuer à financer ta agoutée à l'activité.
Et ce modèle est ce qu'il est soutenable, d'après vous ?
Quand la dette augmente au système tiens,
mais lorsque la contrainte budgétaire se dure si,
aux détails, pression européenne, vieillissement démographique,
la dépendance devient un piège.
Réduire la dépense publique, c'est plus seulement réformer l'Etat,
c'est alors fragiliser des millions de ménages et d'entreprises.
C'est effectivement le chien dans l'anise dont vous parlez.
Donc on n'y arrive pas, c'est le verrou qui bloque toute remise en cause de nos dépenses.
Et au fond, on que nous disent cette analyse Olivier ?
En France, le débat, c'est contrairement ce qu'on pense,
c'est pas plus pour au contre l'Etat, c'est l'Etat et absolument partout.
La vraie question, c'est comment sortir enfin d'un modèle
ou la majorité de l'économie, vous, vie sous perfusion publique,
comment recréer des espaces d'autonomie réelle, de prise de risque, d'innovation,
tant que cette question reste tabou,
nous restera enfermée dans un cercle vicieux d'interventionnisme publique.
Signature européen, Olivier, Babou, merci beaucoup.
Merci beaucoup.
