Bonjour Olivier Babos.
Bonjour Dimitri, bonjour Anissa, bonjour Olivier.
Olivier, on reste au Venezuela avec vous.
Il faut rappeler une chose essentielle.
C'est un pays économiquement dévasté.
Comment en est-on arrivé là ?
Dimitri, le Venezuela, c'est de l'un des exemples
plus extrêmes des fondements économiques provoqués de l'intérieur.
En 25 ans de chavisme prétendant être le modèle du socialisme
du 21e siècle, un pays très riche et devenu un pays très pauvre.
Il n'y a rien de mystérieux.
C'est la conséquence directe d'un système fondé sur la rente,
la contrainte et la négation des mécanismes élémentaires de production.
C'est important le pays, on l'a dit,
un dispose d'immenses réserves de pétrole.
C'est souvent une sorte de malédiction.
Le chavisme a fait du pétrole un substitut à toutes politiques économiques.
Plus tôt que d'investir, diversifier et de moderniser,
le pouvoir a distribué la rente, contrôler les prix,
verrouiller les changes, marginaliser le secteur privé.
Résultat, produire n'avaient plus de sens.
Les pénuries apparaissent.
Les importations explosent, l'économie réelle se vide.
Et même le pétrole, c'est vraiment le paradoxe venezuelien,
Oui, on pense à la back de collus,
mais l'entreprise pétrolière publique,
Pétrole EOS des vénées,
a été détruite de l'intérieur.
Sous investissement massif, corruption, politisation,
fuite des ingénieurs,
le pays persa un principal source de devise
et avec elle, sa capacité à importer nos rítures médicaments
Et c'est à ce moment-là que la crise devient incontrôlable.
Exactement, à partir de 2013-2014, le pays entre en récession
puis vient l'hyperinflation, c'est le coup classique.
L'état-finance, c'est déficit.
En imprimant de la monnaie, dans une économie qui ne produit plus rien,
la monnaie disparaît.
Les salaires ne valent plus rien.
La dollarisation s'impose par défaut.
C'est un effondrement économique total comparable à celui
d'un pays en guerre.
Alors le pouvoir, et chez nous, la gauche explique tout
par l'embargot américain.
Que ce qu'il faut en penser.
C'est une lecture trompeuse.
Les sanctions américaines ont clairement aggravé la situation.
Surtout à partir de 2017-2019,
en coupant l'accès aux financements notamment,
elles ont accéléré et figé la crise.
Mais elles n'en sont pas la cause.
La récession, la chute de la production,
la désorganisation économique, l'hyperinflation,
Et où en est le Venezuela aujourd'hui ?
Après avoir perdu jusqu'à 80% de son PIB,
le Venezuela survit grâce à des ajustements de fortune,
un peu comme Cuba, de l'arisation informelle,
la souplissement partiel du collectivisme économique débrouille.
Mais le tissu productif est détruit.
Les institutions sont affaiblies,
près d'un cas la population a fut le pays.
82% de la population vit en situation de pauvreté.
Donc le problème économique du Venezuela,
c'est la révolution bolivariale.
Oui, il faut dire clairement, le Venezuela n'est pas
la victime de la complot extérieure.
Il est la démonstration brutale,
qu'un modèle économique fondé sur la rentre,
la collectivisation et l'idéologie,
peut ruiner un pays immensement riche.
Les sanctions ont aggravé les fondements.
Mais l'enfer Venezuela, c'est d'abord celui du chavisme
t'en vanté par une certaine gauche chez nous.
Gary Kasparov, le très grand joueur d'échec,
et maintenant opposant à Poutine, écrit,
le Venezuela n'est pas ce qui arrive
quand le socialisme est chou.
C'est ce qui arrive quand le socialisme réussit
corruption pour voter répression.
CQFD, signature européen Olivier Babané.
Merci beaucoup Olivier Babané à vous.
Merci beaucoup Olivier Babané à vous.
Merci beaucoup Olivier Babané à vous.